23/05/2012

Je ne suis

Je ne suis pas une aire de repos
Une station balnéaire
Ni une station service
Une carte touristique

Je ne suis pas de tout repos
Une urne funéraire
Ni la porte de service
d'un resto gastronomique

Je ne suis pas le porte-drapeaux
D'une caserne militaire
Ni le planton de service
Un missile ballistique

Je ne prie pas pour le repos
Au fin fond d'un monastère
Ni l'hostie, ni le calice
d'un autel écclésiastique

Je ne suis pas à laisser en dépôt
Dans une gare ferroviaire
Ni un distributeur hors service
de gobelets en plastique

Je ne suis que ton alter égo
Ton île sans mystère
Ton feu sans artifice
Un peu fou artistique

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04/12/2011

Aux portes de l'hiver

Et le matin aux pâles rayons du soleil qui se lève
S'accrochent encore aux épines des haies
D'épars voiles de brume comme cheveux
Aggrippé de laine blanche

Les contre-jours sombres des arbres sans sève
Entremêlats de branches nues qui s'ensommeillent
Se détachent sur l'horizon laiteux
Teinté de rose et d'orange

Aux froidures d'un automne qui s'achève
Se rassemblent des grappes noires de corneilles
Les bancs de migrateurs de leurs vols compulsifs et nerveux
Se reposent enfin sur les branches

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31/10/2011

Je serai là

Là où finissent les routes
Où tous les soleils se couchent
Et les silences dans ta bouche
Là où finissent les doutes

Plus de rosée au matin
Plus de réponse à tes prières
Ni un regard à tes paupières
Là où s'arrête le chemin

La lumière sous le boisseau
Plus de refrain à tes chansons
Plus de semailles après moisson
Rien que les rires des corbeaux

Quand vient le dernier départ
Quand se taisent les éloges
Rien qu'un tour à ton horloge
Seul sur le quai de la gare

Là tout au bout de l'horizon
A l'amarre du dernier port
A l'article de la mort
Ferme les volets de ta maison

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06/10/2011

Arcelor

Dans le creux de sa main noire
Le document tant redouté
Comme lame d'acier plantée
La fermeture du laminoir

Dans le fond de ses yeux noirs
Le désarroi et puis la rage
Bien obligé de tourner la page
Une vie s'achève en bout de comptoir

Destins croisés avec les gueules noires
L'acier finira comme le charbon
En friche et bâtiments à l'abandon
Un souvenir à nos mémoires

Dans le flot de ses idées noires
S'affrontent un père responsable
Et l'envie de tout foutre au diable
Fatale issue au désespoir

Mais dans les creux de ses mains noires
S'inscrivent les lignes de la fièrté
Jamais la tête il n'a baissé
Ni le matin et ni le soir

Sur le chemin du laminoir

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03/08/2011

Cawet

Les paroles indignées et les contrats égratignés
Ont été montés dans le grenier
Les promesses et les attentes insensées
Ont elles aussi été bien remisées
Les reproches, les vaines querelles
croupissent au fond de la poubelle
et le mépris, les regards hautains
sur un tas dans le jardin
Même les souvenirs d'une vie passée
Ont été jetés aux vieux papiers

Les déprimes et idées noires
Sont rangées au fond de l'armoire
Les nanas qui me pompaient l'air
Toutes virées au container
Les mornes soirées de cafard
Bien alignées dans un placard
Et les journées où ça me gave
Resteront au fond d'la cave

Des envies et des "j'espère"
En ai semé plein mes parterres
Des rêves, des idéaux
En avais plein mon sac à dos
Puis dans un carton que j'ai ouvert
J'ai trouvé l'âme complémentaire
Une évidence tracée bien droite
Que je tenais au fond d'ma boîte
Ma vie est devenu papier cadeau
Loin des contraintes et des fardeaux
Un amour à vivre à deux
Qui se lit au fond des yeux

Et je sais que les reproches
Resteront calés en poches


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25/07/2011

Arma - Ture

Petit essai sur double sens et rime cachée.  Pas facile de garder une ligne cohérente.

 

En ce lendemain d'Avent
Fort éprouvée par les torts
Blottie derrière l'étang
Personne pour la protéger, sans toi
Elle restait sans voix


Elle se libéra des dictats
Et ses sueurs tempéra
Et suivi alors ses pas

Au jardin, sur le chemin jusqu'au bout

A la mémoire, garder ses caps
Là où l'espace n'est que clos

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19/07/2011

Dire

Il lui avait dit.
Va voir ailleurs
D'autres lieux, d'autres erreurs
D'autres descentes de lit

Il lui avait dit
Tu fais plus le poids
Quand même trop lourd pour moi
Supporter ai plus envie

Il lui avait dit
Ai besoin d'autre chose
Pas doué pour prendre la pose
Et la garder à l'infini

Il n'a pas dit
Que c'était mieux maintenant
Sa vie dans un tournant
L'horizon comme seule envie

Non, il n'a pas dit
Ses mains qui tremblent
Une autre peau, un autre ensemble
Ses rêves la nuit

Que voulais tu qu'il dise
Ses étreintes pleines de désir?
Des contraintes sans un soupir?
Et des regards qui reluisent?

Il ne dit rien. Juste revivre
Le début d'un grand livre
Un autre chemin
Sa vie lui appartient

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17/07/2011

Lune

Une bouche parfaite, des mains de velours
Des caresses comme vent sur la dune
Dans sa bouche, des mots d'amour
Toute une nuit de pleine lune

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Je scrute de son île, les pourtours
Comme vigie sur la hune
Ebloui par ses atours
pour m'amarrer dans sa lagune

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Explorer de son corps les moindres contours
Son coeur est ma plus grande fortune
En jouir jusqu'au lever du jour
Sous les halos de la pleine lune

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02/05/2011

Garder les rêves

Envie de re-poster un ancien poème, parce qu'il me parle, plus aujourd'hui encore

 

 

Et lorsque dans tes yeux, la licorne

Ne sera rien de plus qu'une bête à corne

Et quand Pégase, le cheval ailé

Ne volera plus dans tes pensées

Lorsque les nains, les elfes et les fées

Que des dessins sur du papier

Quand plus de sphinx dans la lumière

Pas plus que d'anges dans tes prières

Quand plus de citrouille en carosse

Plus de Merlin, de Carabosse

Quand tous ceux-là tu sortiras de ta mémoire

Tes rêves, mon fils, tu pourras peindre en noir

Réagit!

Bouge! Meuve!

Trépide!

Qu'importe l'épreuve

Le vide

 

Erige! Construit!

Avec avidité

Qu'importe la nuit

L'obscurité

 

Evade! Rêve!

Imagine!

Ta vie sans trève

Dessine!

 

 

 

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22/04/2011

Il est temps à nouveau

Il n'est pas une seconde où je ne me réjouis de te revoir

Il n'est pas une minute où je ne bénis le jour où je t'ai retrouvé

Il n'existe pas une heure où tu ne me manques

Il n'est pas un jour qui soit assez long à tes côtés

Il n'est pas une semaine que je passerai loin de toi sans le regretter

Il n'est pas un mois....mais plutôt un nous

Il n'existe pas de saison assez belle ni assez chaude pour qu'elle porte ton prénom

Il ne sera pas une année qui me semblera pire que les 25 qui viennent de passer

Il n'est pas une vie autre que celle que j'ai envie de passer avec toi

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19/03/2011

Posthume

Son nom sur une plaque de métal
Une statue sous les platanes
Des livres qui parlent de lui

A la télé, sa vie s'étale
Une palme d'or à  Cannes
Son oeuvre s'expose dans les galeries

Tête d'affiche aux festivals
Une rétrospective à Lausanne
Ses sculptures se dressent aux Tuileries

Sa signature sur une toile
 son influence dans les arcanes
Du Tout Paris c'est l'égérie

Il a sa place dans les musées
Sur des timbres, son effigie
On se l'arrache aux enchères

Il a la cote sur les marchés
Est de toutes les encyclopédies
Et est entré au dictionnaire

Devenu l'idole des branchés
Il rirait de votre frénésie
Lui qui est mort dans la misère

Ou même ne rirait-il
Lui, parti sans reconnaissance
Sans doute serait-il triste

Car devant vos soucis mercantiles
Mesurerait-il toute la chance
De n'être parti qu'en artiste

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07/02/2011

A saisir

D'extérieur, il regarde
Jauge mais ne juge
Et reste sur ses gardes
Après toi, le déluge

Aux orages violents
Aux alizées, s'acclimate
Et reste vigilant
Que l'esquif ne démâte

Même quand à deux
Pas toujours la paire
Se méfier du double "Je"
Des décalages horaires

Les fragiles apparences
Les manques et les peurs
Trouver la balance
L'équilibre salvateur

Et toutes nos différences
Nos attentes, nos désirs
Les gérer comme une chance
Un bonheur à saisir

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21/01/2011

Le livre ouvert au milieu de la pièce vide

Solitude passagère
Regard livide
Oublié sur l'étagère
De la pièce vide

Le livre ouvert
Aux pages humides
Fleurs du Mal de Baudelaire
L'Art d'Aimer d'Ovide

Oublié dans la poussière
L'esprit lucide
Seul sur l'étagère
Passage à vide

Et comme ce livre ouvert
Me sens stupide
Au milieu de mes galères
Relent acide

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06/12/2010

Engourdi

Sous la neige, il nourrit les oiseaux
Elle, n'en sort plus de sa maison
Les rêves accrochés au porte-manteaux
Pendus dans le couloir de la raison

Deux petits vieux un beau matin
Le coeur battant pour deux
Regard posé sur le chemin
Et des souvenirs au coin des yeux

Two people in a room, ce fut le temps
Où l'on aiguise son caractère
Et sur la route, les insouciants
Les regards aux yeux révolver

Mais sous la neige, il nourrit les oiseaux
Elle, n'en sort plus de sa maison
Les rêves s'évaporent aux carreaux
Pour disparaître à l'horizon

Il a vécu d'envies entières
Sans même prévoir de lendemains
Elle a vécu la vie altière
Une maison pour tour d'airain

La vie te happe et tu t'oublies
Sous le toit de ton cocon
Tu nourris les oiseaux sous un abri
Et te rattrapent les saisons.

Que reste-t-il encore à faire
Sinon nourrir les oiseaux
Ou engourdi dans sa chaumière
Broder les fils de ses tableaux

Ce n'est pas prisonnier de ses mouffles
Qu'on écrit les lignes d'un roman
Ni les pieds enfoncés dans ses pantoufles
Qu'on profite des souffles du vent

Quand vient le soir dans la maison
Et que s'endorment les turpitudes
Que restent les forces de la raison
Et le poids des habitudes ?

Demain, il nourrira les oiseaux
Elle ne sortira pas de sa maison
Sans trève, perdus au porte-manteaux
Les rêves s'accrochent à leur prison

 

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13/11/2010

Juste le bruit du frigo...

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De la fenêtre de la cuisine,
Je regarde les moineaux
L'un contre l'autre, blottis
Sous les maigres feuillages
D'une haie endormie

Les voiles d'une pluie fine
Tombent en rideaux
Sans faire le moindre bruit
Et recouvrent le village
D'une étole sans vie

Cette pluie qui tombe sans cesse
S'insinue dans les moindres recoins
Elle m'innonde de l'intérieur
Jusqu'au tréfond de mon âme
Et me fige dans l'implaccable ennui

L'humidité qui me transperce
Lentement à éteint
Tout l'entrain de mon coeur
Comme s'éteint une  flamme
Sous mon écorce transie

Le feulement du vent
Dans les hautes branches
Le passage d'une voiture
Sur le chemin détrempé
Un visage blaffard
A travers les carreaux

Rappellent que vivent encore des gens
Qui ne sont pas étanches
Sous les pans des toitures
Derrière les murs délavés
Ils sont comme buvard
Sur le coin d'un bureau

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02/11/2010

Souvenirs

C'est des souvenirs

que naissent les regrets

et bien des amertumes

A mémoire défaillir

ne laisse que peu d'attrait

aux parfums que l'on hume

 

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29/05/2010

Les mots globine

Quand le mot ment
N'y a que la vérité qui blesse
Ses mots tuent
Et bouche cousue
Même sans mot d'elle
Garde traces dedans
Et en hémo
Comme en sang
Me laisse que mort sûr

22/05/2010

Prendre garde

Remplacé le vieux frigo de nos galères
Rempli des bières de nos guindailles
Accroché sur le camion des vieux fers
Américain, machine à glace à repris le bail

On trie, on vide, on s'débarasse
Sur cette terre, c'est fou ce qu'on jette
On garde un peu puis on efface
Et puis plus tard, parfois, on regrette

Toutes ces choses qu'on jette
Au loin, par dessus la tête
Malgré ce qu'on nous a donné
De tout ce qu'on se débarasse
Les vieux, démodés, les crasses
Reste que ce qu'on nous a volé

Quand t'es trop vieux pour marcher
Quand t'as la tête dans les bégonias
Ou trop turbulent pour écouter
Direction hôme ou pensionnat

Malgré les heures à nos côtés
Les vieux balais sont au placard
En pension, les effrontés
Sur la touche, nouveau départ

Toutes ces choses qu'on jette
Au loin, par dessus la tête
Malgré ce qu'on nous a donné
De tout ce qu'on se débarasse
Les vieux, démodés, les crasses
Reste que ce qu'on nous a volé

On déjette, après on jette
On consomme puis on dégomme
Quand plus les piles, ternies les paillettes
Rien ne dure au pays des hommes

Parfois une idée en l'air
Mais lorsqu'en sont les dés
Plus le temps pour les "j'espère"
Balancer l'eau et le bébé

Toutes ces choses qu'on jette
Au loin, par dessus la tête
Malgré ce qu'on nous a donné
De tout ce qu'on se débarasse
Les vieux, démodés, les crasses
Reste que ce qu'on nous a volé

Les amous usés, les amours craquelés
Ceux quand on n'a plus la force
Quand le coeur tout chamboulé
Quand la cartouche n'a plus d'amorce

Plus prendre le temps de se garder
Et sur le tronc y'a plus d'écorce
On ne soigne plus les coeurs blessés
On se sépare et on divorce

Toutes ces choses qu'on jette
Au loin, par dessus la tête
Malgré ce qu'on nous a donné
De tout ce qu'on se débarasse
Les vieux, démodés, les crasses
Reste que ce qu'on nous a volé

On fait des tas, on amoncelle
Des trous fumants de ce qu'on n'veut pas
Les déchets sous les pieds d'une ribambelle
Des enfants nus des favelas

Parfois on revend sur les brocantes
Et moi je regarde et m'interroge
Les vieux souvenirs, les vieilles toccantes
C'est l'âme humaine qui jette l'éponge

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18/05/2010

Antagonisme

Derrière son regard de glace

La couleur indélébile

Du bleu côté face

Et du velour côté pile

 

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09/05/2010

Laver son linge sale.......

Comme çà, à brûle pourpoint
Il n'était pas le genre à jeter le gant
Mais là, c'était une autre paire de manches
Car bien qu'elle fut bête à manger des chapeaux
C'est sa moitié qui portait la culotte.
Même lorsqu'il se retroussait les manches
Il fallait encore qu'elle lui remonte les bretelles
Car décidément, elle avait la tête près du bonnet.
Et lorsqu'elle lui prenait du lui tailler un costard
Lui, il était dans ses petits souliers
Et devenait blanc comme un linge.
Là, Il avait le moral dans les chaussettes
Et en avait vraiment raz la casquette
Il était temps qu'elle lui lache les baskets
Comme il la connaissait comme sa poche
Avant qu'elle ne le rattrappe par le paletot
Il couru s'en jeter un derrière la cravatte
Bien qu'il ne fut pas un coureur de jupons
Il ne mis pas longtemps à trouver chaussure à son pied
Et il retourna sa veste
Sa moitié n'eut plus qu'à retourner dans les jupes de sa mère

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02/05/2010

Le vol des hirondelles

Le regard porté vers le ciel
Comme quelque chose d'irréel
Sur fond d'azur pastel
L'invraisemblable carrousel
Du vol des hirondelles

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28/04/2010

Attend

Toi mon horloge
Dis moi l'heure, dis moi l'heure
Je m'interroge
Suis en avance ou en retard de bonheur


Oh toi ma toccante
Quelle heure est-il? Quelle heure est-il?
Pour un vie insouciante
Combien de temps me reste-t-il?

A ma montre
Il est moins le quart, il est trop tard
Mais serais pas contre
Un ptit rabiot, nouveau départ

Ligne d'ombre
Au soleil de mon cadran
A la nuit sombre
J'aurai bien le temps, il était temps

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Photo Mitch Bourgogne Avalon 2010

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17/04/2010

Jamais ne durent

Les visages sur la buée des carreaux
Coulent toujours en des grimaces obcènes
Et jamais ne durent, jamais ne durent
Un clown triste de trainées d'eau
Rayon de soleil et quitte la scène
Un coeur noyé, pas fière allure
Seul le coeur gravé au couteau
Résiste sur l'écorce du chêne
L'amour comme seule blessure
Mais comme les vents et le bateau
L'amour ne sait où il nous mène
Ne reste que cicatrice à la nature

Et jamais ne dure, jamais ne dure


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26/12/2009

Salut l'ami

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Ce n'était qu'un chien
Rien qu'un animal
Juste un genre canin
Une bête à poil

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Arpenteur dans la forêt
Infatigable sur le chemin

Sur la piste du daguet
A la course d'un lapin

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Vagabond dans le village
D'un p'tit air nonchanlant
Entraînant dans son sillage
Une ribambelle d'enfants

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Pas avare d'une caresse
Le regard intelligent
Attentif à mes tristesses
Réconfort toujours présent

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Un batard à la maraude
Le museau aventurier
Comme roublard en ribaude
Savait aussi se faire restecter

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Aki, c'était mon chien
L'ami d'une vie partagée
Animal du genre humain
Se ballade sans collier...

Aux confins d'une voie lactée

Aki 3





01/12/2009

Rester soi-même

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Je ne serai jamais différent
De ce que je suis moi-même
Jamais roseau qui plie au vent
Marguerite pour dire je t'aime

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N'ai je le parfum envoûtant
Des fleurs de chèvre-feuille
Le galop aux bonds déroutants
De la course d'un chevreuil

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Ni le vol de l'engoulevent
Ni la grâce d'une écureuil
Ne verrai jamais les flots de l'océan
Ni les vagues sur les écueils

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Je ne serai jamais différent
De ce que je suis moi-même
Mais je suis là pour bien longtemps
Dit encore le Grand Chêne

28/11/2009

Brrrrr!

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Sur les labours et dans les champs
Une pluie fine perce les voiles de la brume
Seuls quelques êtres vaillants
Bravent le froid d'une glaciale amertume

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01/10/2009

Condamné

Damné en années
L'an, droit en enfer
L'envers à l'étroit
Je passe l'étang
Noyer mon chagrin

L'année en damné
La repasse à l'envers
Comme un chemin de croix
Où trépasse le temps
Et mes démons lointains

22:37 Écrit par carpe diem dans Rimes et déprimes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/09/2009

Relais

Je ne suis qu’un palier mal éclairé
Qu’une escale, un lieu de passage
Au bout du bout de l’escalier
Juste une étape entre deux étages

Je ne suis qu’un palier mal éclairé
Tapi dans l’ombre de vos peurs
Qui ne jouis d’un peu de clarté
Que lorsque s’ouvre l’ascenseur

Je ne suis qu’un palier mal éclairé
Le seul témoin de vos visites
Un paillasson pour vos souliers
Où l’on s’embrasse, où l’on se quitte

Je ne suis qu’un palier mal éclairé
Qui vit aux rythmes de la nuit
Car le soleil de mes journées
Est réglé par une minuterie

Je vous dis, un palier mal éclairé
Où l’on ne s’arrête qu’un instant
Juste pour retrouver la clé
Qui ouvrira l’appartement

Juste un palier mal éclairé
Un endroit où l’on ne reste
Que pour défaire sans y penser
Le dernier bouton de sa veste

Je suis un palier sans lumière
Juste  un ciel gris sans les oiseaux
La seule présence que je tolère
L’épouvantail du porte manteaux

Mais je suis le palier mal éclairé
Le complice de vos aventures
Je suis le gardien de votre entrée
Et de la boue à vos chaussures

Juste un relais vers un ailleurs
Vers la chaleur, l’intimité
Ou votre lien vers l’extérieur
Moi, le palier mal éclairé

09/06/2009

Chapeau melon et botte de foin!

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Une lune noire, bulle de savon
Joue à saute-mouton
avec des nuages de coton
pour disparaître à l'horizon

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Au dernier chant du merle
dans un ciel qui flamboie
Comme une petite perle
Dans son écrin de soie
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Et le premier qui dit que j'écris bien
j'lui file un coup de gourdin!
Dans le genre neu-neu, cul cul la praline
C'est pas Prévert ni Lamartine!

21:50 Écrit par carpe diem dans Photo nature, Rimes et déprimes | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |