22/07/2011

Very Impudent Person

Petit coup de gueule, heu non finalement, gros coup de gueule, sur ces gens qui l'espace d'une soirée se muent en vip alors que tout dans leur comportement révèle leur nature affreusement commune et simplement abjecte.

Pour avoir fréquenté nombre de manifestations en tout genre, comme simple spectateur mais aussi beaucoup de "l'intérieur", pour avoir travaillé sur les Franco, les femmes de cristal, le footballeur pro de l'année, pour m'être occupé de ces vip sur de nombreuses courses à Francorchamps ; pour avoir assisté à la polémique des véhicules vip sur le tour de France cette année.... je ne pouvais rester raisonnablement muet quant à l'attitude de nombreux d'entre eux, particulièrement déplorable

Beaucoup à dire donc mais je vais rester synthétique afin de ne pas leur donner une visibilité qu'ils ne méritent. Pas mal à dire aussi sur ces organisateurs qui font la course au sponsoring et s'inscrivent dans ce système à pognon.

Mais d'abord qu'est ce qu'un VIP. Pour certains, les plus rares, ce sont des Véritables Important Persons. Certains habitués aux régimes de faveur, restent humbles, ne font pas de leur position sociale, une position dominante ou du moins ne te le font ils pas ressentir. D'autres sont imbuvables, condescendants ou totalement débridés. Ils font tous partie d'une classe, d'une caste dirais-je même, et comme dans toutes les couches de la population, il y existe des disparités, des comportements différents. Normal. il y a des cons partout.

Puis il y a les autres. Les invités. Ceux qui viennent parce qu'ils sont importants, ou du moins le croient il, pour la gestion marketing d'une société lambda. Ceux qui ne sont là que parce qu'on leur en a donné l'opportunité ou parce qu'ils connaissent quelqu'un qui connait quelqu'un....On les soigne et les bichonne. On leur trouve plein d'activités, plein de coktails, plein de cadeaux. Ils ne viennent pas parce qu'ils aiment mais pour être aimé. Pour parader. Ils ont l'occasion d'être ce qu'ils n'ont jamais été, et ne seront jamais. Alors ils en usent, en abusent. Ils s'empiffrent, s'ennivrent, paradent. Grand barnum. Ils ne connaissent pas le groupe, l'équipe ou la trame du spectacle. Et ils s'en foutent. Ils ne viennent pas pour ça.  Ils sont là pour se donner de l'importance. Et ce sont les pires. Comme les nouveaux riches. Comme les convertis qui pensent qu'ils ont plus à prouver que les autres et deviennent plus intransigeants.  Ils toisent, se croient tout permis. Ils invectivent, gloussent. Ils se donnent un pouvoir qu'ils n'ont pas et que personne ne leur à donné, en fait. Mais ils le prennent. Oh il y a bien quelques perdus, des gens bien, qui comprennent et ne se sentent pas trop à leur place. ceux là, on les reconnaît directement. Parce que justement on ne les voit pas. Mais comme ils détonnent, il se fait que justement on les remarque. Ils jettent des regards perdus, des sourires contrits au petit personnel. Ils remercient, en s'excusant presque.

Des exemples, j'en ai des tonnes. A des concerts, des spectacles ou des manifestations sportives. Ceux-là gâchent le plaisir des autres. Car ils sont irrespectueux. Il n'y a aucune jalousie dans mes propos. Je ne pourrais être jaloux de gens qui parlent fort. J'ai trop vécu de l'intérieur que pour avoir la moindre envie envers des individus de cet accabit. Autant je peux comprendre que les spectacles aient du mal à s'organiser sans sponsor autant j'ai du mal à accepter que l'on donne tant d'importance  à ces extras. Cela frise souvent le manque de respect envers les passionnés, qui paient eux, souvent fort cher, pour en être aussi et sont les vrais miroirs de l'artiste ou du sportif.  Fric!

Et comme dirait l'autre, quand les dégoutés ne seront plus là, ne resteront que les dégoutants.

Voilà, c'est dit.  Et suis passé au Franco tout à l'heure, saluer ceux qui bossent. En ai encore eu un nouvel exemple flagrant et indécent. Depuis le temps que j'avais envie de le sortir ce coup de gueule!

23/11/2007

Hommage

Un pas de chat, deux pirouettes et un chassé
Le chorégraphe s'en est allé
De ses yeux, ils ont baissé le voile
Mais, dans un dernier lancé
filant vers les nuées
une nouvelle étoile
dans le ciel s'est mise à danser
Et continue de briller
IMG

... Il avait plus de 80.... ballets
Et il créait toujours. Il assistait encore aux répétitions malgré le mal qui le rongeait. Sa dernière représentation..... seul en piste.
IMG_0001

20:57 Écrit par carpe diem dans Pièce et spectacle | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hommage, bejart, danse |  Facebook |

25/08/2006

STOMP

J'ai eu la chance de les voir à Forest, il y a quelques années. J'ai raté leur passage suivant à Anvers...le prochain, c'est sûr, j'y serai.......

Pour ceux qui ne connaissent pas cette troupe fantastique, j'ai envie de vous la faire découvrir....pour les autres.... ce sera juste un moment de bonheur supplémentaire...

Stomp est une troupe de percussion qui allie la danse, l'humour, la poésie... Ils sont acrobates, musiciens, danseurs et utilisent une foule d'objets hétéroclytes pour nous toucher dans des rythmes endiablés ou plus subtils et toujours mélodiques. Ils utilisent pour ce faire des balais, des briquets Zippo ou des allumettes, tapent sur des casseroles, des radiateurs, déplacent des sièges, utilisent des déboucheurs  WC (mais non pas du Harpic, juste la ventouse rouge au bout d'un  manche de bois) pour en tirer un mélodie douce et sensible (une salle de 4000 personnes plongée dans un silence religieux et absolu - même pas un schtroumpf qui toussote!)

Une régal pour les yeux et les oreilles, une synchronisation parfaite  et certainement un des plus belle "performance" dans le style.

D'émotion, de force, de sensibilité..... on en sort touché....comme un gamin

Voici trois vidéos qu'il faut voir et écouter....

 

http://www.dailymotion.com/swf/2zm5VKBIFfgBS11gn

 

http://www.dailymotion.com/swf/1JXBBw6NYs3ri10BK

 

http://www.dailymotion.com/swf/58XsnWZk7TnAk126q

 

et oui, parce que le public participe aussi.....

Allez, encore quelques petites vidéos ? Sur le site officiel de STOMP en lien ci-dessous.

http://www.stomponline.com/show3.html

 

QUE DU BONHEUR, JE VOUS DIS!!

14:23 Écrit par carpe diem dans Pièce et spectacle | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : spectacle, stomp, percus, danse |  Facebook |

09/08/2006

La balade du Grand Macabre

 

Un peu déçu de l'acceuil et de la réaction d'une partie du public lors de la représentation de samedi 05 août de "La ballade du Grand Macabre" à l'abbaye de Villers-la-Ville. Sont-ils blazés ou n'avaient-ils pas conscience de venir voir du "Ghelderode" ? Auteur belge s'il en est....assurément serais-je même tenté d'écrire. Pourtant cette journée chaude et ensoleillée après une semaine pluvieuse était annonciatrice d'une soirée pleinement réussie... Et pour moi, elle le fut

Le site d'abord, exceptionnel, qui, à la nuit tombante entre ses hauts murs garnis de lierre, ses colonnes et ses vestiges - témoins d'un passé flamboyant- impose une dimension supplémentaire

Les deux scènes opposées ensuite, reliées par une passerelle, où les spectateurs se répartissent de part et d'autre, est une réalistation intéressante car elle permet à cette pièce de gagner en mouvement, en fuite et en retour, tout en privilégiant le spectateur, plongé au coeur de l'action. La transposition de lieux, d'espace est automatique et évidente et ainsi confère à la réalisation un surplus d'énergie. Des escaliers sur chaque scène, en plus des côtés cour et jardin classiques multiplient quant à eux les axes visuels possibles. Le spectateur reste actif, passant d'un champs visuel à l'autre, dans le mouvement et la continuité et s'inscrit pleinement dans la dynamique ainsi créée qui sied si bien au théatre presque allégorique de Ghelderode

Que dire alors des décors et costumes de l'incontournable et très international Thierry Bosquet! (La Traviatta, Don Giovanni...) Dire que ceux-ci sont sobres et éclatants pourrait paraître antagoniste. Et pourtant....Il réussi la gajeure de laisser les vieux murs de l'abbaye jouer leurs rôles, tour à tour salle de château, mur d'enceinte ou ligne d'horizon, tout en intégrant parfaitement l'univers de Ghelderode d'une symbolique forte et originale. Dans un théatre "classique", il aurait pu être plus exhubérant. Il eu le bon goût de l'équilibre entre images fortes, intégrées dans la splendeur du site.

Thierry Bosquet est parfaitement aidé en cela par la composition et le jeu des lumières, en applat comme en poursuite, épatante et magnifique

Et les acteurs dans tout ça! Outre le plaisir de retrouver l'excellente Françoise Oriane ainsi que Peter Ninane dans un excercice moins intimiste que "La tentation" de H. Claus (Théatre du Méridien - fév 06), la pièce est tenue à bout de bras par Pascal Racan dans un flamboyant Nécrozotar, tour à tour roublard, autoritaire et humain dans une interprétation personnelle riche et ambitieuse- et  Michel Poncelet qui interprête Poprenaz, l'ivrogne truculent, faussement naïf et qui reste à mon sens, le fil conducteur dans cette mise en scène, passage entre folie et raison. Philippe Allard resplendi d'aise dans le rôle de sire Goulave, prince bouffon et puéril du royaume de Breugellande. Je ne formulerais juste qu'un léger bémol (mais vraiment léger hein!) à la prestation de Didier Colfs (Videbolle le philosophe) qui manquait parfois de subtilités dans le ton de la réplique. La plupart des acteurs ont "des planches", cela se sent, et dans cet exercice difficile de la démesure, ils ont réussi à exprimer toute la dimension - les dimensions devrais-je même dire- de leur personnage.

Un metteur en scène, Stephen Shank, habitué du site et de l'auteur, (A qui l'on doit également une autre oeuvre difficile et marquante : La tentation de H. Claus) qui a su s'entourer d'acteurs à la juste représentation de leur rôle, pour en tirer la quintescence même de l'oeuvre, satirique, démesurée et interpellante de Ghelderode, dans une réalisation tonique, attractive, audacieuse et originale qui, comme l'oeuvre qu'elle représente, n'a laissé personne indifférent.

Le royaume de Breugellande est passé par toutes les dimensions de l'âme humaine, dans ce qu'elle a de plus vil, de plus beau, de plus tourmenté ou d'exhalté pour vivre sa fin des temps et son renouveau lors d'une bien belle nuit, au pieds des murs sombres et inquiétants de l'abbaye de Villers-le-Ville

Et bien moi, je me lève et j'applaudis!!

Ghelderode, c'est le diamant noir qui ferme le collier

de poètes que la Belgique porte autour du cou

Ce diamant noir jette des feux cruels et nobles.

Ils ne blessent que les petites âmes.

Ils éblouissent les autres

(Jean Cocteau)