06/10/2011

Arcelor

Dans le creux de sa main noire
Le document tant redouté
Comme lame d'acier plantée
La fermeture du laminoir

Dans le fond de ses yeux noirs
Le désarroi et puis la rage
Bien obligé de tourner la page
Une vie s'achève en bout de comptoir

Destins croisés avec les gueules noires
L'acier finira comme le charbon
En friche et bâtiments à l'abandon
Un souvenir à nos mémoires

Dans le flot de ses idées noires
S'affrontent un père responsable
Et l'envie de tout foutre au diable
Fatale issue au désespoir

Mais dans les creux de ses mains noires
S'inscrivent les lignes de la fièrté
Jamais la tête il n'a baissé
Ni le matin et ni le soir

Sur le chemin du laminoir

17:34 Écrit par carpe diem dans Rimes et déprimes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Belle expression d' une souffrance d' homme qui redresse la tête après avoir perdu un bien mystérieux ( son travail, sa dignité...)J' aimerais savoir souffrir ainsi!

Écrit par : orfeenix | 10/10/2011

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Orfeenix : peut être et certainement les deux. Suis pas dans le cas mais ces hommes qui suent sang et eau en métallurgie et avant cela dans les mines et qui restent à la merci des grands groupes sidérurgistes, me touchent. Et leur problèmes récurrents aussi. Parce qu'encore beaucoup d'homme, de pères, de familles vont rester sur le carreau... Juste une petite pensée.... et moi, j'aimerais pas souffrir ainsi !! ;o)

Écrit par : Mitch | 10/10/2011

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