16/04/2011

Mensonge

La vie est un putain de cancer qui te ronge et te bouffe de l'intérieur. Tu sais pas toujours d'où  ça vient ou parfois tu ne le sais que trop bien.  Ca sert à rien de vouloir construire. de toute façon tout s'écroulera à la fin. Parfois au bout du bout. Parfois bien avant.  Ephémeres bonheur, voiles temporaires déposés sur la crasse que tu accumules jour après jour, jusqu'en dessous de tes ongles. La tenace. Certains se battent, s'illusionnent, d'autres abandonnent. Mais tout de toute façon finira. Cette vie que tu traînes ne croit pas qu'elle intéresse quelqu'un. Médecins intérimaires qui y trouveront une raison, un substrat à leur propre déliquescence, des pitieux faussement intéressés par ce que tu es, ou ce que tu essaies encore d'être, qui te font croire encore au possible. Dorures sur un mur sale! Mensonges assassins et inutiles. Que l'on te dépose comme présent à tes pieds ou que tu te forges toi-même pour exister.  Lorsque tes ennemis deviennent tes meilleurs amis parce qu'ils te renvoient une image vraie de ce que tu es réellement. Et la vie, cette maladie abjecte, s'insinue, grouille et se développe comme plante grimpante sur un mur et finira toujours par t'étouffer et démembrer toutes les pierres qui te construisent, en exploser les jointures. Lorsque la pousse apparaît, tige frèle et première feuille verte, tu ne sais jamais si elle deviendra poirier grimpant sur les croisillons bien alignés de l'échalier,  bel arbre domestiqué taillés une fois par an et évoluant docilement suivant les contours qu'on lui permet pour produire de beaux fruits bien calibrés... Ou peut-être que de cette tige unique se développeront des milliers de petites racines d'un lierre puissant, fou et dévastateur. Envahissante anarchie verte où se réfugient vipères et araignées. Sombres amas touffus de branchioles tordues et torturées  De toute façon, lierre ou poirier, la tige verte devient brune, dure et sèche. Rapeuse d'écorce.

La vie n'est qu'un succession de moments opportunistes et égoistes destinés à nous faire oublier notre cruelle inutilité et à retarder l'évidente échéance. Tout n'est que masque

12:26 Écrit par carpe diem dans entre vous et moi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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