07/09/2008

Ma terre

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"J'aime le galbe de tes vallons, tes cîmes et tes falaises. J'aime la douceur de tes chemins et me reposer à l'ombre de tes sourires. J'aime les embruns de tes regards, tes ports, tes horizons et le vol silencieux des oiseaux de ta mémoire. J'aime tes forêts impénétrables, tes côteaux plantés de vignes aux fruits généreux et tes clairières où filtrent des lumières bleues. J'aime tes gouffres mystérieux et les rivières paisibles qui y coulent. J'aime tes sources et tes orages et les murs de pierre qui longent tes jardins ensoleillés. J'aime tes torrents tumultueux et tes mots qui jaillissent en cascade. J'aime le silence de tes sanctuaires et la course folle du vent dans tes cheveux. J'aime les parfums suaves qui fleurissent au velouté de ta peau et les frissons de ta terre qui s'émeut de la caresse de la brise"


lui dirent mes yeux, les doigts et puis mon coeur

"Merci" me répondit ma terre.

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Texte Mitch
Dessin et serigraphie de FRANK des "papiers de Broussaille" et "Entretien avec Frank"

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14/10/2007

Je vous salue....pleine de grâce

calice

L'indécente religion
Idolâtre de ton corps
Vierge nue en haillon
Qu'au matin on déflore
étoile
Caresser ta main blanche
Prosterné à tes pieds
Remonter vers tes hanches
Te sentir te cambrer
étoile
Et vouer à tes seins
Dévotion qu'ils méritent
Les bénir de mes mains
D'une langueur qui t'excite
étoile
Psalmodier des cantiques
Envoûtants à l'oreille
T'inventer des suppliques
A nulles autres pareilles
étoile
Puis, des lèvres au calice
S'abreuver de ton vin
Et mes doigts qui se glissent
En ton antre divin
étoile
Porter haut le flambeau
Te prendre sous le rétable
A l'autel du très Haut
S'inviter à sa table
étoile
Et dans un ite missa est
D'un orgasme délicieux
Comme un cri d'allégresse
Une montée vers les cieux
étoile
Puis seulement, le repos
D'un disciple en prière
La quiétude au tombeau
De deux gisants sur la pierre
étoile
C'est en toi que je crois
Où je bâti ma mission
Pour y vivre ma foi
Mon indécente religion

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Texte et dessin : Mitch

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02/06/2006

CrI de passion

Et comme le cartographe ivre dresser de ton corps les premières esquisses d'un territoire inconnu et en imaginer des contours improbables

Et comme le spéléologue, en éclairer les faces sombres et en atténuer les ombres  lancinantes dans le halo d'une lumière vacillante

Et comme l'alpiniste, escalader les falaises abruptes de ton âme, glisser mes mains dans tes entailles pour atteindre tes sommets et les soleils qui s'y lèvent

Et comme le navigateur, prendre les vents et les courants pour jeter mon esquif dans la tempête de tes peurs et maintenir le cap jusqu'au fluide de tes rêves

Et comme le scaphandrier, plonger dans l'insondable de tes regards pour y cueillir les couleurs du corail et découvrir  l'éclat des perles de nacre que tu y caches

Et comme le sculpteur, laisser mes mains errer sans but  sur les imperfections de tes réalités et  puiser dans tes pulsions  imaginatives pour y renaître ensemble dans un élan créatif

Et comme l'oenologue, admirer la profondeur de tes couleurs,  humer la suavité de tes arômes subtils et du bout des lèvres, se laisser envahir par la puissance gouleyante de ton être

Et comme eux, s'arrêter enfin pour jouir de l'instant et s'imprégner de la plénitude des paysages de ta terre, des lumières chaudes de tes saisons et des brumes de tes aurores

 

01:23 Écrit par carpe diem dans A fleur de peau.. | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11/05/2006

Paris 16ème, un soir de pluie

                        
 

Une main délicate, fébrile, posée sur ma joue.....dernière caresse hésitante sur ma peau. Tes yeux embués qui se fondent dans les miens. Une bouche qui se pince, tes lèvres fines qui tremblent un peu....

Un regard sincère et désolé....qui demande au mien de le comprendre.

Ta bouche qui s'entrouve pour parler mais aucun mot ne glisse entre tes dents

Ton autre main qui serre mes doigts, un bisou effleuré comme une caresse éphémère...un goutte de rosée qui s'échappe des tes yeux et se pose sur mon bras....... Et ta tête qui se tourne, tes mains qui me quittent, tes longs cheveux qui me fouettent le visage... tes pas qui s'éloignent sur le parquet...

Les effluves de ton parfum qui se dissipent déjà alors que ta silhouette féline passe la porte.....

Tu descends lentement les marches et, du palier, je regarde ta main fine qui s'éloigne et caresse la rampe de l'escalier... Et s'arrête à la dernière volée....

Je t'imagine te retourner... Ecouter.. Et ton regard qui se porte vers ces marches que tu ne monteras plus.....

Ta main, dernière douceur de ton corps, disparaît dans l'ombre du vestibule et déjà, la porte d'entrée se referme d'un bruit sec et lugubre, éternellement marqué dans mon âme....

Tu traverses la rue en courant sous la pluie, la tête enfouie dans cet imperméable trop grand, dont tu as relevé le col....

Avant de t'engoufrer dans ce taxi qui t'attend, un dernier regard furtif, lancé vers les étages.... et la portière de métal noir se referme sur la silhouette gracile d'une jambe 'Dim' qui a quitté les pavés mouillés de ma rue....

Deux taches rouges, déformées par la pluie sur les carreaux, disparaissent dans la nuit...... et te ramènent vers ton mari

 

Sur le petit papier déposé avec la clé sur le guéridon de l'entrée, ......qui glisse maintenant de mes doigts, cinq mots griffonnés....." Et je t'aime tu sais...."

            
                                        

   

                          

 
 

15:27 Écrit par carpe diem dans A fleur de peau.. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/05/2006

Correspondance (gaffe...c'est du vrai..et ce sera le seul) mais je l'aime

 

Je t'imaginais, m'écrivant ton dernier message. Je t'imaginais assise devant ton écran, vêtue d'une robe de tafta légère et aérienne, relisant ton texte pénétrant. J'imaginais l'excitation de ta main tremblante au moment d'activer l'envoi.
....ta main qui se repose négligemment sur ton genou et ton buste qui s'affaisse lentement sur le dossier de ton fauteuil....tes sens sont en éveil mais tu es fatiguée et lasse de cette excitation d'écrire. Tu revois les images enfantées de tes phrases…et ta main qui remonte lentement le long de ta jambe, insensiblement, vers l'intérieur de tes cuisses...ta tête se laisse aller en arrière et tes yeux qui se ferment, doucement... cette main qui remonte encore et...encore...Oh oui encore... ne pas la laisser s'arrêter...jusqu'à ce triangle de soie rouge, doux et pudique, de ton string. Ta main, mue par une envie solitaire qu'elle seule semble maîtriser, en de lent va et viens toujours plus appuyés et précis, éveille en toi cette excitation qui rend la respiration rapide et saccadée...mais tu n'en est pas encore là. Ton ventre bouge au rythme de ces caresses précises…tu sens tes lèvres s'abandonner sous la pression de tes doigts, tu sens ton coeur battre en tes tempes, en ton sexe...et d'un doigts facétieux, tu écartes ce mince cordon de textile qui t'empêche encore de jouir pleinement de ce plaisir ardent. Tes doigts pénètrent maintenant en la chaleur moite et humide de ton sexe offert. Tes jambes s'écartent encore comme une invitation à consommer pleinement cet abandon de ton corps. Tes doigts, empreint d'une frénésie dictée par ta respiration...ou l'inverse - tu ne sais plus et qu'importe ça n'a pas d'importance - entraîne ton clitoris dans une ronde infernale, en des spasmes électrique... avant que dans un dernier sursaut de cette jouissance extrême, ils ne pénètrent gloutonnement en ton corps fébrile. Tu les sens en toi mais tu les veux plus loin, plus nombreux, plus forts et plus puissants encore et tu ressens ton sexe qui les gobe, les avale, les suce et les mange... 

Puis les perd et les retrouve avec ce plaisir avide qui te déchire le ventre, qui te gonfle la poitrine et t'entraîne dans un monde qui n'appartient qu'à toi...encore et encore...jusqu'à ce cri qui s'échappe enfin de ta bouche entr'ouverte et haletante, jusqu'à ce moment où tu ne t'appartiens plus, où ton corps n'est plus qu'un coeur qui bat, tout entier. Jusqu'à ce moment où tu t'affaisses, repue et satisfaite.
jusqu'à ce moment où tu réalises que je te manque vraiment

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04/05/2006

Frisson

 

J'aimerais être cette goutte d'eau qui glisse lentement le long de ton cou, qui ralenti à l'aube de ton épaule pour reprendre sa course improbable et plonger vers la naissance de ton sein. Et puis je serai cette langue, friponne, qui la cueillerait doucement, pour remonter son chemin et s'abreuver de ta peau. 

En suivre le tracé jusqu'à ton oreille pour y couler des mots doux et chauds


 

 

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03/05/2006

Danse encore....

 

Nos regards à la fois connivents et rebelles.  Sensualité et douceur des caresses...tendres, fébriles parfois... appuyées aussi..... Douces morsures de mes dents sur ta peau... ma langue lutine qui explore les versants de ton corps... nos lèvres qui dessinent des chemins incertains..... nos mains qui se touchent, se caressent, se rencontrent, s'arrêtent, repartent..... Les yeux qui se ferment, la bouche qui s'entrouvre... un dos qui se cambre, des désirs qui se rejoignent en ces corps qui s'abandonnent et qui........ dansent

 

 

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02/05/2006

IMAGINE

 Je t'imagine monter les marches de chez moi, à l'improviste....hésitante... Entrer dans la cabane du pêcheur... me retrouver assis sur mes coussins face au feu qui brûle dans l'âtre.... Je t'imagine me demander si "tu peux?????" et venir te blottir à mes côtés....simplement....juste parce que c'est bon d'être là...me voler une gorgée de cet excellent petit vin blanc que je sirotais, en lisant, avant ton arrivée.....me sourire, complice ..... je te vois te lever lentement pour t'en aller découvrir le monde qui t'entoure....pour découvrir par toi-même l'univers ce ce petit être étrange et mystérieux ........je te vois t'arrêter devant cette grande bibliothèque, ta main glisser sur la tranche des livres calmement alignés, s'arrêter sur la reliure d'un ancien manuscrit, l'extraire délicatement, en sentir les arômes d'histoire de son cuir craquelé... en caresser les imperfections et t'imprégner de la texture du papier..........je te vois t'évader un instant devant la profondeur d'une photo ou d'un dessin ....t'y fondre en souriant..... je te vois ouvrir une vitrine et y saisir un objet étrange interpellant ta curiosité.... le tourner et le retourner, fébrile à l'idée d'en saisir l'utilité, le fonctionnement...... ou simplement en admirer la beauté.....pur plaisir.....tactile, visuel.... Je me vois te rejoindre......me faufiler discrètement dans les effluves de ton parfum et,  par dessus ton épaule, guider tes mains, d'abord surprises puis confiantes.... et t'aider à en découvrir les facettes....te sentir émerveillée ...presqu'heureuse.... te sentir anxieuse de cette proximité, de ces mains qui touchent les tiennes et en même temps en savourer la sérénité du moment.... presqu'intemporel...presqu'évident, geste posé à la place qui lui convient, sans arrière pensée, juste naturel et partagé.....Comme le sont nos parfums qui se mêlent, nos regards qui se croisent, nos corps qui se frôlent.....le sont aussi ces mains qui se touchent..... Je nous imagine nous raconter, nous opposer, nous regarder, nous écouter... nous taire aussi.... assis, face à face...à l'indienne dans le divan ... les brumes chaudes d'un thé orangé voilant les traits inégaux de nos visages et de nos regards dont les lignes se fondent aux ombres du soir qui descend.....ces imperceptibles sourires, ces étoiles filantes imaginées dans un regard.....

Je nous vois profiter de ces derniers moments de clarté, des ces orangés de fin de journée, côte à côte sur un petit chemin, défilant les rubans de laine blanche des dernières neiges encore vaillamment accrochées à ses guêtres, entre un vieux mur de pierre et la fôret qui le bordent...... je nous vois en arrêt, observant le chevreuil sorti du bois, qui s'aventure prudemment dans la prairie pour y goûter quelques tenderons d'herbe frâiche..... je nous imagine nous goinfrer de quelques tapas soigneusement choisies, assis au coin du feu dans des rires francs et sincères, les regards chauds et connivents de ceux qui se connaissent depuis longtemps, qui apprécient les moments où ils se retrouvent...... J'imagine enfin la chaude sensualité d'une voix de femme, qui distille son blues dans les vapeurs bleutées du "66" au son envoûtant d'une guitare sêche....des odeurs de wisky pur malt, gorgées chaudes et ennivrantes..... et cette chaleur moite qui fait naître sur ta peau d'airain, les éclats scintillants de la sueur d'un corps qui s'abandonne..........à la musique. Et apprécier cette moiteur qui te dessine, qui te rend encore plus femme.....encore plus belle.....

 

Le reste ne nous appartient pas puisque tu n'existes pas

 

 

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29/04/2006

Les yeux fermés

les yeux fermés...passer ma main dans tes cheveux, effleurer ton visage du bout de mes doigts, sentir, ressentir les courbes de celui-ci, découvrir un sourire qui se dessine au passage, les fossettes qui se creuse.... se frayer un passage, délicatement entre les boucles de tes cheveux vers les lobes de tes oreilles et redescendre cette chaleur douce des paumes de mes mains le long de ton coup, tendu, gracile...y sentir ton coeur battre... jusqu'à l'aube de tes épaules fine, rondes....percevoir un lent mouvement de ta tête vers l'arrière, imaginer tes yeux qui se ferment... ressentir ce doux frisson qui te parcourent alors que mes mains remontent, d'une caresse plus appuyée vers la courbure de ta nuque.... humez la fraîcheur du parfum de tes cheveux qui frôlent mon visage...ta tête qui se penche en avant comme pour offrir encore plus, encore mieux la douceur de ta nuque aux caresses de mes doigts...percevoir aussi les mouvement lent de ton corps, qui bouge, s'arque, se cambre, frissonne...ou simplement vit et apprécie...et vivre un instant cet abandon, cette respiration de bonheur comme un soupir de plaisir........

… Juste un songe, une envie.... une espièglerie d'écriture.... un moment imaginaire que j'ai écrit....les yeux fermés......

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Ces larmes qui font du bien....

… celles qui montent de loin pour se perdre longtemps en buée chaude au creux des yeux... puis une plus hardie que les autres qui se décide d'un coin de l'oeil à quitter l'âme de ton regard.... lentement, elle te brûle la joue, hésitante à l'arête de ton menton, elle reprend sa délicate progression, tiède le long de ton cou pour s'en aller mourir, fraîche à l'aube de tes seins..... de cette fraîcheur d'où naissent les frissons......

20:29 Écrit par carpe diem dans A fleur de peau.. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |